23 août 2017
Suivez-nous

L’humain pour nous, c’est Capital !

Un label pour quoi faire ?

8 juil. 2014

La Ville de Saint-Denis a obtenu en novembre 2011 le label « Ville d’art et d’histoire » au Conseil National des Villes et Pays d’art et d’histoire. Il s’agit de l’aboutissement d’une démarche engagée en 2009 dont l’ambition est de permettre notamment à tous les Dionysiens, et en particulier les jeunes générations, de mieux connaître l’histoire de leur cité.

1/ En amont, une convention avec trois partenaires (le Département, la CINOR, l’Université)

Le patrimoine historique et architectural dionysien mérite un partenariat durable, fructueux, autour des questions de la connaissance, de la protection, de la promotion et de la transmission, ainsi que de l’offre touristique sur notre territoire.

Cest pourquoi, Département, CINOR, Université et Ville conviennent, dans le cadre de cette convention, d’un mode de collaboration et de partenariat. Partage d’informations, planification commune de projets culturels, développement de la recherche fondamentale sur la problématique du patrimoine, ou encore formations de médiateurs culturels sont autant d’éléments susceptibles de dynamiser notre politique patrimoniale.

La constitution d’un dossier aux fins d’obtenir le label ville d’art et d’histoire a par ailleurs constitué la première étape de ce travail partenarial.

2/ Le label Ville d’Art et d’Histoire

« Ville d’Art et d’Histoire » est un label officiel français attribué depuis 1985 par le Ministère de la Culture et de la Communication aux communes qui s’engagent dans une politique d’animation et de valorisation de leur patrimoine.

Le terme de patrimoine doit être entendu dans son acception la plus large, puisqu’il concerne aussi bien l’ensemble du patrimoine bâti de la ville que les patrimoines naturel, industriel, maritime, ainsi que la mémoire des habitants. Il s’agit donc d’intégrer dans la démarche tous les éléments qui contribuent à l’identité d’une ville.
Le Conseil National des Villes et Pays d’art et d’histoire, créé en 1995, participe au développement et à l’orientation générale de la politique du réseau et émet un avis sur les candidatures au label ainsi que les retraits pour non-respect du cadre établi par la convention. Les DRAC assurent la mise en œuvre de la politique du réseau sur le plan régional. Elles veillent à la pertinence du projet et à son intégration dans le paysage culturel de la région en étant les interlocuteurs privilégiés des villes et pays pour l’instruction et le suivi des dossiers.
Au 27 juin 2011, on recensait 153 Villes et Pays d’art et d’histoire, dont 101 villes et 42 pays. Par ailleurs, il y a 97 secteurs sauvegardés et 610 zones de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager.

L’obtention de ce label par la Ville, c’est donc la reconnaissance de la valeur architecturale tant historique, qu’esthétique d’un très grand nombre d’édifices située sur notre territoire. Etre labellisé conforte la volonté de la ville de renforcer de manière conséquente son éclairage auprès des usagers, résidants ou touristes, ceci afin de permettre une plus grande protection et valorisation du patrimoine remarquable de la cité.

3/ Un label pour quoi faire ?

L’inscription au label ville d’art et d’histoire repose sur un dispositif transversal destiné à mieux accompagner les décideurs et les agents publics, mais aussi l’ensemble des acteurs locaux qui participent à la valorisation du patrimoine et à l’élaboration du cadre de vie.

La politique des Villes et Pays d’art et d’histoire concerne en effet de nombreux domaines de compétences comme l’action culturelle, l’action éducative, l’habitat, l’urbanisme et les services techniques, le développement durable, le tourisme, etc. Aussi les objectifs de la convention inscrivent-ils le projet « art et histoire » dans un projet global de territoire.

Sensibiliser les habitants à leur cadre de vie et inciter à un tourisme de qualité
Considérant que les habitants sont les premiers ambassadeurs de leur ville ou pays, des visites et conférences à thème sont programmées à leur attention en fonction de la spécificité et de l’actualité du patrimoine, de l’urbanisme et de l’architecture.
Des actions spécifiques pour la population dont celle des quartiers périphériques, sont mises en place pour créer un sentiment d’appartenance à une communauté, pour l’inciter à préserver le patrimoine et à mieux comprendre les enjeux du développement urbain et paysager.
Certaines formes de sensibilisation sont privilégiées à l’intention des personnels des services d’urbanisme, d’accueil des offices de tourisme et des mairies, hôteliers et restaurateurs, propriétaires de gîtes, taxis...

Initier le jeune public à l’architecture, au patrimoine et à l’urbanisme
Les services éducatifs de l’architecture et du patrimoine sont une priorité des conventions. Ils sont coordonnés par l’animateur de l’architecture et du patrimoine et fonctionnent toute l’année dans un lieu spécifique. Ces ateliers accueillent les élèves de la maternelle à la terminale, en temps et hors temps scolaire (vacances, été des 6-12 ans...).
Les activités pédagogiques que l’animateur de l’architecture et du patrimoine est appelé à mettre en place s’inscrivent dans le cadre de la coopération entre le ministère de la Culture et de l’Éducation nationale ayant pour thème l’architecture, le patrimoine, la ville et le paysage. Ces activités s’inscrivent en priorité dans le cadre des dispositifs partenariaux de ces deux ministères, ainsi que dans le cadre de l’enseignement de l’histoire des arts.

Présenter la ville ou le pays dans un Centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine (CIAP)
Outre la mise en place des visites-découvertes, la convention préconise la création d’un Centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine, outil de référence présentant de manière didactique l’architecture et le patrimoine de la ville ou du pays. L’exposition principale est un point d’accueil des visiteurs, de rencontre pour les habitants et un support pédagogique pour les jeunes.
Véritable équipement de proximité, cet espace est également un lieu de ressources et de débat pour la population, propre à la présentation de l’histoire mais aussi à celle des projets d’aménagement contemporains. Créé en articulation avec les autres équipements culturels de la collectivité (musée, médiathèque, centre d’urbanisme, etc.), il contribue à compléter l’aménagement culturel du territoire.
La convention encourage aussi la réalisation de documents d’information et de promotion dans le respect de la charte graphique identifiant le réseau sur le territoire national

303488