29 mars 2017
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Une statue en hommage à Géréon et Jasmin

11 avr. 2013

C’est devant un public attentif et nombreux, que la Ville a dévoilé la statue installée au Barachois, qui rend hommage à Géréon et Jasmin, esclaves exécutés en 1812.

En 1811, des esclaves de Saint-Leu se révoltent contre le système de l’Esclavage pour réclamer leur liberté. 145 d’entre eux seront arrêtés et détenus à la Prison de Saint-Denis et 25 d’entre eux seront condamnés à la peine de mort. GEREON et JASMIN, ont été exécutés à la pointe des jardins du Barachois, le 10 avril 1812. C’est pour honorer la mémoire de ces combattants de la liberté, et pour rappeler leur importance dans l’histoire de la Réunion et de Saint-Denis, que la ville a décidé de commander cette oeuvre.

Cette statue en bronze, est une oeuvre d’Henri Maillot, sculpteur portois :

" Il se dresse , les jambes bien campées, solide et fier. Il porte, tel un trophée, sa propre tête que l’on vient de lui trancher. En un geste emblématique il montre que, malgré son supplice, sa lutte n’a pas été vaine et il veut que l’on s’en souvienne.
Bien sûr la représentation est horrible, mais l’est-elle plus que nos crucifix à la croisée des chemins ? L’histoire, notre histoire, a besoin de repères. J’ai voulu un « monument définitif » car, en effet, que dire de plus après cela ? Le socle en forme de cône évoque l’île immergée, les « hauts », terre de liberté et refuge des esclaves marrons. Des roses en bronze sont déposées au pied du supplicié. Deux « endormis » évoluent sur les fleurs. Ils soulignent notre lien indéfectible avec la nature et symbolisent l’innocence.
Dans la Grèce antique le symbole (sumbolon) était au sens propre et originel un tesson de poterie cassé en deux morceaux et partagé entre deux contractants de telle sorte que leur réunion par un assemblage parfait, constituait une preuve de leur origine commune et donc un signe de reconnaissance. Ici Géréon , porte et donc recolle sa propre tête, signe qu’il est « un ». La facture de l’œuvre est volontairement brute, telle une ébauche. Elle donne à imaginer. La matière, tout comme la lave, est en mouvement ".

Téléchargez les fonnkèr chantés et déclamés pour l’hommage à Jasmin et Géréon :

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